Les 6 différences entre un banquier et un CGP

Souvent, les personnes que je rencontre me demandent quelles sont les différences entre un conseiller bancaire (salarié d'une banque) et moi-même, conseiller en gestion de patrimoine (à mon compte). Je vous propose de découvrir six différences entre ces professions, bien différentes en réalité.


1. Approche orientée produits vs Approche orientée objectifs


Qui n'a jamais reçu un coup de téléphone de son banquier pour ouvrir un magnifique PEL ou tout autre support bancaire ? Un conseiller bancaire est un commercial, qui doit atteindre ses objectifs (ouverture de livrets d'épargne réglementés, ouverture d'assurance-vie, assurances...) souvent au détriment du client. En effet, ce conseiller a-t-il pris le temps de comprendre votre situation et vos objectifs avant de vous proposer des solutions ? Permettez moi d'émettre quelques doutes...


En gestion de patrimoine, l'approche est orientée objectifs. Lors du 1er rendez-vous avec mes clients (le rendez-vous découverte), je prends le temps de comprendre leur situation et ce qu'ils ont envie de faire : leurs objectifs. Tous les clients n'ont pas les mêmes objectifs, n'ont pas la même situation; ainsi, les solutions que je leur propose ensuite seront adaptées et conformes à leurs objectifs/profils.


2. Disponibilité / Réactivité


Un CGP travaille généralement sur une amplitude horaire beaucoup plus large qu'un salarié en banque, ce qui est tout à fait normal ! Banque fermée à l'heure du déjeuner, banque qui ferme à 18h, même interlocuteur peu disponible, il n'est pas bien difficile de faire mieux pour répondre à ses clients. En tant que CGP indépendant, mes seuls patrons sont mes clients; aussi, je m'efforce d'être joignable et disponible pour eux.


3. Compétences et maîtrise technique


Lorsque vous allez chez votre fleuriste, celui-ci vous propose-t-il des abonnements à un téléphone portable, des billets de spectacle, une assurance auto... ? Non ? Regardez tout ce que le banquier peut vous vendre et qui n'a pas de rapport avec le métier de la banque, vous allez être surpris.

A côté de cela, vous semble-t-il normal qu'une personne qui vous propose un support d'investissement n'en connaisse pas la composition ni le fonctionnement en détails ? Est-il vraiment à même de vous présenter les avantages et les inconvénients de chaque investissement proposé ? Ou se placera-t-il dans une configuration de vente de produits ?

A méditer...


4. Connaissance détaillée des supports proposés


Cette différence est la continuité de la précédente.

Si vous avez envie de passer un bon moment (ou un moment gênant), je vous invite à demander à votre banquier la composition précise du fonds euro qu'il vous a conseillé pour votre contrat d'assurance-vie, si ce fonds est le meilleur du marché au niveau du rendement proposé, et s'il juge normal de vous servir 1,5% de rendement via ce placement en vous prélevant 2% de frais... Malaise assuré dans le bureau !

S'il vous a conseillé des OPCVM, demandez-lui les stratégies des gérants des fonds, sur quels secteurs sont investis votre épargne, avec quels objectifs... 2ème malaise assuré !


En tant que CGP, nous avons des contraintes légales de formation qui nous permettent de connaître en détails chaque type d'investissement, d'en comprendre les avantages et les inconvénients, et ainsi de fournir un conseil adapté à nos investisseurs.


5. Choix des solutions


Les solutions proposées par votre banquier seront des produits dont il dispose. Il ne pourra pas vous apporter de conseils sur un autre type d'investissement, qui pourrait pourtant être plus adapté.

Un CGP aura à sa portée une large gamme d'outils afin de traiter vos objectifs comme il se doit. Placements financiers, investissements immobiliers, crédits bancaires, tous les leviers et les différents acteurs du patrimoine seront à sa disposition pour un conseil personnalisé et adapté.


6. Qualité du suivi


En gestion de patrimoine, un suivi régulier (et de qualité) des investissements réalisés permettent une performance maximale. Une solution a un instant t n'est peut être pas la meilleure à un instant t+1 (changement économique, changement de situation, nouveaux objectifs...); aussi, il est important de faire un point régulier afin de s'assurer que les investissements réalisés sont toujours pertinents et performants. Dans le cas contraire, il faudra adapter la stratégie patrimoniale, changer une allocation d'actifs pour un placement financer, renégocier un crédit pour un investissement immobilier...

Dernières questions à se poser : votre banquier vous a-t-il déjà appelé pour vous dire que son produit n'est plus adapté ? pour faire un suivi de vos objectifs ?



En conclusion : si vous n'avez pas forcément besoin de conseils adaptés et que les solutions de votre banquier sont en phase avec ce que vous recherchez, une relation bancaire classique suffira largement. Par contre, si vous souhaitez atteindre des objectifs patrimoniaux (préparer votre retraite, obtenir des revenus complémentaires, optimiser le rendement de ses placements, maîtriser sa fiscalité, préparer les études de vos enfants...), un CGP sera presque systématiquement beaucoup plus compétent.



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